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Historique
Au départ, personne n'était en mesure d'évaluer la durée de vie de l'Association et si elle n'était pas simplement le résultat d'une émotion. Si l'idée de créer la Fondation Daniel Balavoine est née en mars 1986, on peut toutefois estimer que l'histoire commence réellement en 1983.
A cette époque, Daniel BALAVOINE découvre l'Afrique et ses problèmes, dans le cadre du Rallye PARIS / DAKAR. Ce premier rendez-vous aurait pu être un échec : sa voiture tombe en panne dès le début de la course. Il décide pourtant de continuer le rallye, mais à sa façon ; il s'arrête dans les villages, discute avec les populations et reçoit l'Afrique en plein coeur.
L'idée des "PARIS DU COEUR" naîtra deux ans plus tard, lors de sa deuxième participation au PARIS / DAKAR. Bien avant ce projet, Daniel s'était investi pour défendre plusieurs causes : Amnesty International, Unicef, SOS Racisme, Les Restos du Coeur, Action Ecole,...
C'est à Tombouctou que Thierry SABINE et Daniel décident de créer une Organisation qui se servirait de la logistique du Paris / Dakar pour acheminer du matériel destiné aux populations.
Quelques mois plus tard, Thierry va en Afrique effectuer une reconnaissance pour le Paris / Dakar ; l'équipe des "Paris du Coeur" acheminera des motopompes de marque Lombardini.
De retour en France, l'équipe des "Paris du Coeur" et Daniel s'organisent pour trouver le financement nécessaire à l'achat de matériel agricole. Ils s'adressent alors aux entreprises sensibilisées par le mécénat humanitaire, et aux collectivités locales (en particulier, celles traversées par le "Paris / Dakar").
Parallèlement, ils s'associent en tant que partenaires avec la FONDATION DE FRANCE, qui remplira le rôle de conseiller technique pour l'attribution des motopompes sur le terrain.
En janvier 1986, Daniel part à nouveau en Afrique, mais, cette fois, avec l'équipe des "Paris du Coeur" afin de vérifier et de participer à l'implantation du matériel agricole. Il souhaitait d'ailleurs que 2 motopompes soient entièrement financées par l'intermédiaire des droits d'auteur issus de la chanson "Un enfant assis attend la pluie". Au terme de cette première opération, il prévoyait de revenir six mois plus tard pour assister aux premières récoltes obtenues grâce aux motopompes implantées au Sénégal et en Mauritanie.
La Fondation Daniel Balavoine est créée en 1986. Elle ne s'associe qu'une seule fois aux "Paris du Coeur" en 1987 (au cours du Paris / Dakar 1987). Les deux organisations se séparent ensuite et la Fondation contribue à la prise en charge et au suivi du matériel implanté par les "Paris du Coeur".
Les dates
1985
Thierry SABINE et Daniel créent les "Paris du Coeur"; L'Association se propose d'utiliser les structures logistiques du Paris / Dakar pour acheminer des motopompes en Afrique.
14 JANVIER 1986
Nathalie ODENT, Thierry SABINE, Daniel BALAVOINE, François-Xavier BAGNOUD et Jean-Paul LE FUR nous quittent dans un accident d'hélicoptère.
MARS 1986
De nombreuses personnes réagissent spontanément pour que l'action entreprise par Daniel en faveur de l'Afrique se poursuive. Quelques semaines plus tard, ses amis proches et sa famille créent la Fondation Daniel Balavoine (FDB).
Rencontre entre Bernard Balavoine, Président à cette époque de la Fondation, et le Docteur Yéya Issa Maïga, Président d'une Organisation Non Gouvernementale Africaine, Opération Solidarité Niger (OSN) / Mali. Un accord de principe est établi, imposant aux partenaires, FDB, OSN / MALI et Somafrec (concessionnaire de Lombardini France à Bamako), le respect d'un mode de fonctionnement sur lequel repose la crédibilité du travail éffectué sur le terrain.
JANVIER 1987
La première motopompe de FDB est acheminée à Tassiga, près d'Ansongo, dans l'est du Mali.
FIN 1990
- 28 motopompes d'irrigation de marque Lombardini, Niger 200 (20 ch);
- 4 motopompes d'irrigation de marque Lombardini, Volta (40 ch);
- 6 décortiqueuses de riz sont implantées au Mali, dans la VIIe région, dite de Gao.
MARS 1996
Inauguration des écoles d'In Amzel (région de Kidal) et d'Intadeinit (région de Kidal). Après avoir fait un voyage de reconnaissance dans la région de Kidal en 1993, l'association Daniel Balavoine décida d'accepter d'être le partenaire de l'équipe responsable du développement de la VIIIe région nouvellement créée qui venait de s'installer sous la responsabilité du gouverneur Egleze ag Foni. Anciennement professeur d'histoire et géographie au Lycée national de Gao, Egleze ag Foni nous avait présenté un projet d'installation de deux écoles primaires en pleine brousse afin que les enfants ne soient pas séparés de leur famille, comme précédemment pour les quelques enfants scolarisés dans la zone.
JANVIER 1997
Georges Groine, spécialiste des grands raids et de l'assistance, accepte de mettre à la disposition de l'ADB un grand Mercedes 6 X 6, un chauffeur spécialiste du désert, un assistant chauffeur mécanicien et un spécialiste de la navigation et de la mécanique afin d'acheminer 12 mètres cubes de cahiers, de livres, de stylos et de crayons. Il ne restait plus qu'à trouver les moyens de faire rouler le camion et de permettre aux garçons d'assurer cette aventure dans les meilleures conditions. L'idée de mettre le camion à la disposition de l'assistance du Dakar germe, d'autant qu'il passe par Gao et Kidal. Pour des raisons de sécurité avant tout, c'était la meilleure formule et elle a été retenue. Pour rouler, Total nous offre le gaz-oil (5 000 l environ). L'assurance a été prise en charge par UAP. Mercedes nous donne un coup de pouce financier, le camion prendra le bateau pour Dakar avec les 6 palettes de nos cartons… Arrivée du camion à Gao le 8 janvier. Le gros camion rouge flanqué de calicot Association Daniel Balavoine ne passera pas inaperçu et fera beaucoup d'heureux…
OCTOBRE 1997
Après bien des péripéties indépendantes de notre volonté, le chantier de la structure de maintenance en partie financée par l'Association François-Xavier Bagnoud, a démarré à la fin de l'année 1996. Au mois de janvier de l'année 1997, lors de notre visite, le chantier avait bien démarré et avait belle allure. L'inauguration de la structure de maintenance de Gao a eu lieu le 17 octobre 1997 en présence du gouverneur de la région de Gao, président du Comité régional de développement, des présidents des comités locaux de développement Gao-Ansongo et Bourem, du président de la Chambre d'agriculture, de la délégation spéciale de la commune, des chefs des services régionaux, du coordinateur des ONG et OI à Gao. Ce complexe est composé de deux bâtiments construits sur une superficie de 2 750 mètres carrés et une clôture de 160 mètres de périmètre. Le premier comprend un magasin de stockage de pièces détachées, un atelier de réparation de motopompes et un bureau de travail
Le deuxième bâtiment est le logement du gardien.
L'atelier est actuellement doté d'équipements et de pièces détachées destinés à la réparation des motopompes fournies par l'Association Daniel Balavoine, en collaboration avec l'OSN/Mali. Cette inauguration a été l'occasion d'adresser officiellement nos très vifs et sincères remerciements aux Autorités Administratives de la région qui ont mis ce terrain à notre disposition.
AVRIL 2000
Pour beaucoup de Terriens, l'an 2000 est apparu comme une année charnière. Nous aussi y avons été sensibles et avons voulu que la dernière année de ce vingtième siècle finissant soit marquée par l'entrée dans une ère nouvelle : celle qui pourrait permettre à tous ceux qui le désirent d'être assurés que tout est possible pour qui le veut intensément ! N'est-ce pas ? Ainsi l'Association Daniel Balavoine se proposa de faire le point avec tous les partenaires de la structure de maintenance afin de dégager une ligne de conduite raisonnable compte tenu de notre entrée dans le troisième millénaire. La réunion de tous les responsables villageois fut fixée au 1 er avril 2000. La réunion eut lieu à la structure de maintenance. Une tente fut montée. Des sandwiches confectionnés, un mouton fut mis à la broche, du riz préparé par quatre cuisinières.
Deux représentants de chaque village concerné sont venus. M. Moumouni Damango, chargé de la Direction régionale de l'aménagement du monde rural de Gao, sera le grand témoin des décisions que nous devrons prendre le cas échéant.
La présentation de l'Association Daniel Balavoine, sa mission et son organisation furent évoquées. Ses partenaires et les conditions de partenariat avec les villageois furent rappelés. Les coûts du matériel acheminé au fil des années furent énoncés et ces coûts, comme chacun peut le deviner compte tenu de la qualité et de la puissance des motopompes acheminées, se chiffrent en centaines de millions de francs CFA. Les conditions de la création de la structure de maintenance furent aussi rappelées et, comme l'on pouvait s'y attendre, chacun prit la mesure de l'importance des enjeux et voulut manifester sa bonne volonté et, surtout, son désir de demeurer l'un des partenaires de cette belle aventure… L'autonomie tant souhaitée, tant proclamée, semblait perdre les allures d'une utopie chère à tous pour adopter les contours d'une réalité acceptable et raisonnable comme si les efforts que chacun avait fournis dans son propre rôle convergeaient vers un même but : atteindre l'indépendance, cette autonomie dont chacun rêve et qui semble toujours hors de portée !
Il fut décidé la création de comités de gestion au niveau des villages, avec des statuts et des règlements stricts, et la création d'un comité de coordination.
Chaque village devant contribuer au financement du fonctionnement de la structure de maintenance… afin de gagner en autonomie, etc.
Par respect pour les « anciens « qui leur ont permis d'être propriétaires de tout ce matériel, chacun s'est engagé à tout faire humainement, techniquement et financièrement pour faire fructifier cet héritage.
2005
Cahin-caha, l'autonomie , au fil des années, prit de belles couleurs, nous avons cependant dû apporter notre concours pour certains équipements. A la suite de notre visite en mars 2005, la création d'une Association des exploitants des périmètres irrigués Gao-Ansongo (A.EX.P.I.G.A) prit naissance, le 30 avril 2005 à Gao sous l'impulsion des jeunes désireux de prendre le relais que leur ont confié les anciens.
AUJOURD'HUI
L'Association poursuit ses activités. L'expérience lui a permis d'acquérir une certaine maturité et l'objectif demeure intact : répondre à l'appel de tous ceux qui souhaitent continuer l'action entreprise par Daniel dans le cadre des « Paris du Cœur ».
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